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Communiqués de presse

Droit de réponse des laboratoires Servier suite à l’article de Libération

Suresnes, le 28 décembre 2011 :

Monsieur Bapt (1) affirme tout d’abord que ce n’est qu’en juin 2001 qu’une modification de l’AMM du Mediator a ajouté une indication destinée aux diabétiques à la suite d’un recours du laboratoire et sans examen par la Commission d’AMM. Outre le fait qu’en 1974 l’AMM comportait également les deux indications de « trouble du métabolisme des lipides » et de « trouble du métabolisme des glucides », l’indication d’« adjuvant du régime adapté chez les diabétiques avec surcharge pondérale » a été validée par le ministère de la Santé dès octobre 1979, ce qui est rappelé dans plusieurs annexes du rapport de l’Igas.

Monsieur Bapt affirme ensuite que le Mediator est un anorexigène en se fondant notamment sur des études précliniques réalisées sur l’animal et sur une prétendue commercialisation en Italie comme coupe-faim. Aucune étude clinique sur l’homme n’a jamais révélé une activité anorexigène du Benfluorex, que ce soit avant l’AMM de 1974 ou même après. Par ailleurs, le Mediator n’a jamais été commercialisé en Italie comme coupe-faim.

Monsieur Bapt affirme encore que certains effets secondaires rapportés sous Mediator seraient communs avec l’amphétamine, en particulier les effets psychostimulants, les signes de dépendance et de syndrome de sevrage et enfin, la modification de la pression artérielle, ce qui aurait été dissimulé par Servier. Outre le fait que M. Bapt ne s’appuie sur aucune référence, la communauté scientifique reconnaît qu’en raison de sa structure et de ses propriétés pharmacologiques, le Mediator n’est pas une amphétamine. Il est en particulier sans effet sur la dépendance comme sur la pression artérielle.

La quatrième accusation concerne des signaux de pharmacovigilance qui auraient été ignorés par les laboratoires Servier. Monsieur Bapt évoque des signalements en Belgique dès 1991 et aux Etats-Unis en 1997. Ces signalements ne concernent pas le Mediator et n’ont du reste jamais été attribués à ce médicament par l’Afssaps. S’agissant des cas belges de 1991, le produit incriminé, l’Isoméride, était utilisé massivement en association avec des plantes chinoises toxiques. Quant aux cas américains, ils résultaient d’une co-administration Isoméride-Phentermine. Par ailleurs, la présence d’un métabolite commun – la norfenfluramine (qui, loin d’être cachée, figure dans le dossier de l’AMM dès 1974) – n’a jamais été considérée à elle seule comme un facteur de risque avant une période récente, que ce soit par la communauté scientifique, l’Afssaps, ou même encore par Mme Irène Frachon qui écrivait en 2009 dans l’ European Respiratory Journal : «To date, Benfluorex has not been reported to be associated with frequent cardiovascular side effects».

Enfin, concernant les prescriptions hors AMM de Mediator, les déclarations de M. Servier reposent sur les bases de données qui font autorité en matière, à savoir les bases Thalès et Dorema, alors que les 80% de hors AMM évoqués par M. Bapt ne reposent sur aucune source sérieuse.

(1) Libération du 6 décembre.

Communiqué des avocats des Laboratoires Servier

Suresnes, le 14 décembre 2011 :

Les Laboratoires Servier prennent connaissance à l’instant de l’arrêt rendu par la Cour de cassation refusant le rassemblement à Paris des procédures pénales pour tromperie dont ils sont l’objet.

Les Laboratoires Servier regrettent que la Cour de cassation n’ait pas fait droit à leur requête, soutenue par de nombreuses autres parties civiles, dont la seule finalité était de mettre un terme à une situation procédurale très complexe.

Les Laboratoires Servier prennent acte de cette décision et des innombrables difficultés procédurales qu’elle ne manquera pas d’entrainer.

Droit de réponse des Laboratoires Servier suite à l’article de Mediapart

Suresnes, le 11 novembre 2011 :

Pour affirmer que « Mediator la tromperie était brevetée », Mediapart s’appuie sur le brevet spécial de médicament demandé le 3 juillet 1967 par Science Union et compagnie, filiale du Groupe Servier et délivré le 23 décembre 1968.

L’article affirme que le dépôt de ce brevet constitue la preuve que Les Laboratoires Servier reconnaissaient un effet coupe-faim au Mediator dès cette époque.

C’est faux.

Aucune reconnaissance d’un effet coupe-faim du Mediator ne peut être déduit de ce document.

Ce brevet déposé en 1967 à un stade précoce, où les études chez l’homme n’avaient pas encore été réalisées, atteste seulement des effets anorexigènes du Benfluorex chez le rat et le chien à l’issue des études publiées et financées par Les Laboratoires Servier.

Créant la confusion, l’article suggère que les propriétés observées chez le rat et chez le chien au terme d’expérimentations scientifiques, réalisées bien avant les études cliniques chez l’homme, seraient transposables à l’homme.

Or, les Laboratoires Servier rappellent qu’à ce jour, aucune étude n’est venue démontrer un effet anorexigène chez l’homme aux doses thérapeutiques recommandées et qu’une expertise ordonnée par les Juges d’Instruction en charge de ce dossier est actuellement en cours.

Enfin, la référence de Mediapart à ce brevet confirme que Les Laboratoires Servier n’ont jamais dissimulé les propriétés anorexigènes du Benfluorex chez le rat et le chien, contrairement aux accusations élevées à leur encontre.

Les laboratoires Servier regrettent que Libération ait tronqué des documents les concernant afin d’en altérer le sens.

Suresnes, le 8 novembre 2011 : Les laboratoires Servier regrettent que Libération ait tronqué des documents les concernant afin d’en altérer le sens.

En effet, Libération publie aujourd’hui un extrait d’un courrier du 3 mars 1976 entre le Docteur Riveline (de Servier) et un expérimentateur extérieur, le Docteur Figarella, dans le but de démontrer que Servier aurait « ignoré » les résultats de l’étude du Docteur Figarella en indiquant une activité pour le Mediator sur les lipides. Le Docteur Figarella aurait témoigné dans ce sens pour le documentaire d’Arte, « Mediator Histoire d’une dérive », qui doit être diffusé ce soir.

La lecture du courrier du 3 mars 1976 et de l’intégralité des échanges de courriers entre les Docteurs Riveline et Figarella démontre que ce que laisse entendre Libération est faux.

En effet on y constate que :

1. l’activité du Mediator contre la lipase pancréatique était scientifiquement reconnue à l’époque.

2. Le Docteur Figarella elle-même a fait référence à d’autres tests qui montraient l’activité inhibitrice du Mediator sur la lipase.

3. Que des scientifiques expliquaient la variabilité constatée de l’effet du Mediator sur la lipase, qui dépendait des conditions expérimentales.

Les biologistes savent que l’activité physiologique d’enzymes comme la lipase dépend de facteurs expérimentaux variés, c’est pourquoi de nombreux tests sont réalisés par différentes équipes pendant le développement d’une molécule afin d’en confronter les résultats.

Depuis plusieurs jours, Servier a cherché à contacter la direction des programmes d’Arte afin de participer au débat prévu à la suite de la diffusion du documentaire. Malheureusement, aucun responsable d’Arte n’a été joignable.

Communiqué de Presse – Assemblée Nationale

Les Laboratoires Servier viennent de prendre connaissance de la décision du bureau de l’Assemblée nationale visant à rayer définitivement Servier, et plus particulièrement Corinne Moizan, de la liste des représentants d’intérêts.

Les Laboratoires Servier estiment que cette décision non motivée intervient de manière totalement arbitraire car il n’apparait en aucune façon que Corinne Moizan ait violé le code de déontologie de l’Assemblée nationale.

Les Laboratoires Servier tiennent à rappeler, que contrairement à d’autres entreprises, ils ont fait le choix de la transparence en s’inscrivant sur la liste des représentants d’intérêts.

Les Laboratoires Servier tiennent à dénoncer cette décision, totalement dérogatoire du règlement et du code de déontologie de l’Assemblée nationale.

Communiqués de presse

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