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Communiqué de presse

Paris, le 8 juin 2011 – Les Laboratoires Servier (LLS), ayant pris connaissance de l’article du Figaro daté du 8 juin « Servier et Wyeth ont menti aux autorités américaines pour vendre l’Isoméride », font les remarques suivantes :

LLS démentent catégoriquement et fermement avoir menti aux autorités américaines ou autres.
L’article fait un amalgame entre les Fenfluramines et le Benfluorex, en suggérant que les données obtenues pour le premier s’appliquent d’office au second. Il faut savoir que le Benfluorex se distingue de la Fenfluramine par la plus grande partie de sa structure, par une efficacité thérapeutique démontrée sur le métabolisme lipidique et glucidique en l’absence d’impact significatif sur le poids et par les effets secondaires rapportés dans les bases de pharmacovigilance (somnolence, asthénie, vertiges et prurit étant les plus fréquents pour Benfluorex, vertiges, céphalées, troubles hépatiques et nausées pour l’Isoméride). Il serait scientifiquement aberrant que d’extrapoler les données concernant l’une de ces molécules pour en déduire des conclusions concernant l’autre.

Les manquements aux exigences de la pharmacovigilance décrits pour le laboratoire Wyeth dans l’article ont fait l’objet d’examen en justice aux Etats-Unis, avec les répercussions sur les indemnisations aux patients qui ont suivi. En France, où la distribution et le suivi du produit ont été assurés par Servier, les indemnisations, comme le souligne l’article, n’ont pas été du même ordre.

En Belgique, l’utilisation de cocktails amaigrissants et d’herbes chinoises a augmenté le nombre de cas de valvulopathie chez les patients. En effet, comme le dit l’article, un seul médecin (dont l’épouse a été condamnée pour importation d’une herbe toxique) à lui seul a déclaré non pas 13 mais en total 24 cas de valvulopathie sur les 43 cas recensés en Belgique.

Au moment du retrait de l’Isoméride, aucune donnée scientifique et aucun signal de pharmacovigilance ne permettait de mettre en doute la sécurité du Benfluorex. La multiplication des cas de pharmacovigilance en 2009 prise en considération avec les résultats de l’étude Regulate et les nouvelles données scientifiques concernant une classe de récepteurs sérotoninergiques ont conduit l’agence française de santé à suspendre la distribution du produit en Novembre 2009. Servier a tout de suite retiré le produit partout où il était distribué.

LLS continuent de collaborer très activement à la mise en place d’un fonds d’indemnisation pratique et rapide pour l’indemnisation des patients ayant subi des effets indésirables suite à la prise de Mediator.